Randonnée aux Tre Rifugi : 1 idée, 2 jours et 3 refuges

Une idée née au pied du Monviso

L’idée avait germé aux pieds du Monviso, ensuite nous l’avons bien nourrie en parcourant en long et en large la Val Pellice.

1, 2, 3 : une idée, deux jours, trois refuges. Et c’est parti pour une nouvelle aventure !

Nous avons décidé d’effectuer le parcours du Tre Rifugi, le trail historique de la Val Pellice. Les champions courent, sautent, arpentent les 22 km en deux heures et des brouettes, mais nous aimons prendre du plaisir à chaque expérience, raison pour laquelle nous ajoutons quelques kilomètres et, évidemment, quelques heures.

Jour 1 – De Villanova au refuge Barbara Lowrie

De Villanova à la Conca del Pra, entre cascades et paysages

Le hameau de Villanova derrière nous, nous commençons doucement notre ascension, sur des chemins bien connus et pourtant toujours riches de surprises et points de vue époustouflants. Les pierres brillent sous nos pieds : des centaines de randonneurs passent par ces sentiers pour aller s’extasier à la Conca del Pra, cirque naturel où les montagnes italiennes et leurs cousines françaises se serrent harmonieusement.

Le ruisseau coule à notre gauche, jonglant avec les rochers qui en mouvementent la descente ; nous nous octroyons une petite pause à la Cascata del Pis, ensuite nous reprenons notre montée jusqu’aux abords du refuge Jervis, premier palier de notre périple.

Refuge Jervis, première étape panoramique

Impossible de reprendre sans admirer le cirque de montagnes et l’immense plaine qui s’étale … une carte postale, animée par les vaches qui pâturent tranquilles et les ombres des nuages.

Passage par le jardin botanique Peyronel et le refuge Barant

Malgré nous, il faut continuer; nous suivons la piste qui nous amène jusqu’au jardin botanique Peyronel. Un air de famille … oui, nous l’avions vu à l’occasion d’une précédente rando, sauf qu’à l’époque il était bien enveloppé par le brouillard.

Encore quelques dizaines de mètres de montée et nous voilà au refuge Barant (qui serait le quatrième de la compétition, s’il était ouvert. Les travaux en cours nous font espérer qu’il pourra nous accueillir la prochaine fois).

Arrivée au refuge Barbara Lowrie : accueil chaleureux et atmosphère unique

Pour ce premier jour, nous avons terminé de monter; il nous reste une longue descente qu’on aborde seulement après avoir profité de cette magnifique vue. Les profils des montagnes découpent le ciel, les flancs glissent vers la vallée, les prairies; le souffle est coupé, nous oublions presque nos mollets.

Nous apercevons notre objectif: le refuge Barbara Lowrie. La soif et la fatigue sollicitent nos jambes, mais nos cœurs sont les plus rapides, accélérés par le désir de retrouver la république indépendante de Barbara et sa présidente Cinzia.

Le soleil commence à descendre lorsque nous atteignons le refuge, havre de paix pour une vingtaine de randonneurs délestés de leurs chaussures, déambulant béats, une bière à la main. Une bière, une douche et nous retrouvons la forme, dans l’atmosphère joyeuse de ce refuge chéri.

Le repas est délicieux, sublimé par la (désormais) célèbre staffa, qui nous fait glisser dans nos lits.

Jour 2 – Col Manzol et refuge Granero

Vers le Col Manzol : l’effort récompensé par la vue

Le groupe avec lequel nous partageons la chambre nous donne le réveil ; il est tôt et nous pouvons profiter pleinement des couleurs et des parfums qui s’installent autour de nous.

L’idylle est là, mais il faut repartir ! Le sentier dévoile son caractère, qui se manifeste surtout dans les jambes. Mais la vue qui s’ouvre peu à peu sur les prairies fleuries et progressivement sur les sommets voisins nous réconforte … Du moins jusqu’aux pieds de la grosse montée qui nous amènera au Col Manzol. Si nos cuisses pouvaient parler, elles nous insulteraient sûrement ! Andiamo !

L’arrivée au col est grandiose, nous avons l’impression d’avoir gagné le toit du monde, la vue s’étale sur des paysages lunaires d’un côté, sur un lac turquoise de l’autre, en passant par des versants plus doux.

Refuge Granero, joyau des hauteurs

Le plus difficile est fait, nous poursuivons vers le troisième refuge, le Granero. C’est un petit bijou au cœur des montagnes. Les randonneurs se croisent ici et continuent leur marche, qui d’un côté et qui de l’autre, dans cette profusion de sentiers et chemins qui tissent des liens naturels entre la France et l’Italie.

Retour vers Jervis et Villanova : dernière descente

Nous reprenons la route, nos pas suivent les lacets rapides qui nous éloignent vite du refuge Granero, désormais derrière nous. Au loin, tout au fond de l’immense prairie parsemée de granges, le refuge Jervis nous guette déjà. Nous célébrons l’arrivée avec notre rituel ; le foie remercie d’être passé que par trois refuges !

Une dernière descente et nous arrivons à Villanova, fatigués et contents. Plus de 2000 m de dénivelé positif et 38 Km dans les jambes, plein d’images dans les yeux et des sensations inoubliables dans le cœur.


Bilan de cette aventure alpine

Deux jours, trois refuges, des paysages à couper le souffle: ce trek dans la Val Pellice restera gravé dans nos mémoires. Une expérience à la fois sportive, humaine et contemplative — parfaite pour les amoureux de la montagne et de l’authenticité.


❓ FAQ – Tout savoir sur le trek Tre Rifugi 🏞️🥾



📸 Où puis-je voir des photos du trek ?

Tu peux découvrir notre aventure en images dans la galerie photo complète du trek Tre Rifugi 📷✨.

🗺️ Quel est l’itinéraire du trek Tre Rifugi ?

Le parcours classique passe par les refuges Jervis, Granero et Barbara Lowrie. Il forme une boucle de 2 jours avec environ 22 km et plus de 2000 m de dénivelé.


⏱️ Combien de temps faut-il prévoir pour le trek ?

Prévois 2 jours pour bien profiter des paysages, des pauses en refuge et éviter de le faire au pas de course (sauf si tu es trailer !).


🛏️ Faut-il réserver les refuges à l’avance ?

Oui, surtout en été ! Les refuges Jervis, Granero et Barbara sont très prisés. Réserver garantit ton lit… et ton repas chaud 🍝.


🥾 Le trek est-il adapté aux débutants ?

Pas vraiment. Il faut une bonne condition physique à cause du dénivelé. Mais pas besoin d’être un alpiniste non plus ! Des pauses régulières aident à gérer l’effort.


🌄 Quel est le meilleur moment pour partir ?

De mi-juin à fin septembre. Les refuges sont ouverts, les sentiers dégagés, et la météo est plus stable. Attention aux orages d’après-midi en montagne ⚡️.


🎒 Que faut-il emporter pour ce trek ?

  • Chaussures de rando solides 👟

  • Veste imperméable 🌧️

  • Bâtons de marche 🏔️

  • Gourde, encas, crème solaire 🌞

  • Drap de sac pour les refuges 🛌


🇮🇹 Ce trek est-il uniquement en Italie ?

Oui, mais proche de la frontière française. Tu apercevras les Alpes françaises depuis certains cols. C’est un vrai trek transfrontalier dans l’âme !


🐐 Peut-on croiser des animaux sauvages ?

Absolument ! Marmottes, chamois, rapaces, et… vaches tranquilles. Garde tes distances et profite du spectacle naturel 🐾.


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